Les déjections d’alpinistes, un fléau pour l’environnement ?

Faire caca dans la nature, rien de mieux pour soi-même et pour l’environnement ? Et bien ça dépend où… Car dans les hauteurs du Mont Denali, en Alaska, c’est plus une menace écologique qu’une ode à l’authenticité !

Quand on pense au réchauffement climatique (ce qui n’arrive pas tous les jours non plus, avouons-le), on a surtout en tête la fonte des glaces. Un peu moins la décongélation des déjections d’alpinistes…

Décongélation d’excréments

Et pourtant, cette conséquence représente également une grande menace pour l’écologie. Car de basses températures empêchent la décomposition des excréments. Ceux-ci finissent par être congelés, mais le réchauffement climatique risque bien de leur permettre de retrouver leur état naturel, ainsi que leurs méfaits.

« Les déjections émergeront à la surface avec un aspect similaire à celui qu’elles avaient lorsqu’elles ont été produites. Elles seront écrasées et très humides. Ça devrait sentir très mauvais et être moche », explique Michael Loso, glaciologue du Service des parcs nationaux américains. Bon, sentir très mauvais et être moche n’est évidemment pas un critère de fléau environnemental. En revanche, savoir que les bactéries fécales survivent à de telles températures et peuvent contaminer les sources d’eau des environs, ça fait un peu flipper, non ?

Rien que pour l’ascension du Mont Denali, ils sont 1200 chaque année à laisser la moitié d’un kilo de déjection. Des mesures ont donc été prises pour enrayer ce fléau. Désormais, chaque alpiniste doit conserver toutes ses déjections produites en dessous de 4300 mètres d’altitude, afin de s’en débarrasser une fois redescendu. Il existe également des toilettes portatives pouvant peser jusqu’à 7 kilos, qui aideraient à la décomposition des excréments. Du coup, entre se trimbaler ses 500 grammes de caca ou des toilettes portatives, il va falloir faire un choix !