Typologie de vos potes en vacances : les bronzés cassent les couilles

Ça y est c’est bientôt les vacances ! Après un an de dur labeur (ou à ne rien foutre, c’est selon vous) il est temps de couper le moteur, de plier bagages et de fuir le stress du quotidien avec vos meilleurs potes.

Malheureusement les potes en vacances n’ont pas que des qualités. La preuve avec sept profils colorés.

Attention, si vous n’en reconnaissez aucun alors c’est que vous êtes peut-être l’un d’entre eux. Ou juste que vous avez des potes plus stylés que moi, dans ce cas invitez moi l’été prochain svp.

Olivier, le baroudeur bidon

Olivier n’est pas vraiment un pote. C’est plus un pote de pote. Et dont vous vous seriez bien passé.

Simplement voilà, par un curieux concours de circonstances, il s’est retrouvé greffé à l’aventure parce qu’apparemment le Brésil, c’est un pays qu’il connaît comme sa poche. « Il est né là-bas ! et il y revient tous les ans, vous explique votre pote Tiphaine dans le taxi. Du coup il connaît super bien la région, on va mener une vraie vie de locaux 😉  »

Ce séjour c’est un peu l’occasion pour Olivier de se faire passer pour un vrai carioca. Quand vous proposez quelque chose Olivier vous affiche devant tout le monde « C’est sûr que si tu trouves sympa de payer 20 euros pour passer ta journée dans un nid à gringos, oui c’est sympa ! Gringo ça veut dire touriste en portugais ! Non ce matin je vous emmène voir le mont Carne del Sol y’a un panorama juste CA-NON ». Pour le choix du resto, même combat, « Ah non pas ici, c’est un véritable attrape-nigaud. Par contre je connais un petit resto tenu par un local , vous m’en direz des nouvelles » avant d’aller dépenser une fortune dans un café dégueulasse qu’Olivier explique être « typico ». Pourquoi pas… Après tout, la tourista aussi c’est typico.

Phrase-type : « Alors non pas du tout, cette ville était occupée par une colonie française à la base. Mais t’inquiète, tout le monde fait l’erreur »

Emilie l’organisatrice néo-nazie

En vacances, Emilie a un problème : elle est possédée par les esprits de tous les hauts dignitaires nazis, Goebbels, Himmler et Adolf réunis.  Et elle veut TOUT contrôler. TOUT. ALLES. GENAU ?

Toujours la tête fourrée dans dans le Petit futé à la recherche d’un projet casse-couilles, Emilie n’est jamais à court d’idées, de visites, d’activités, et de soirées à thème pour emmerder le monde : lever aux aurores pour la visite du « musée de la tartine », dégustation de flammenkuch sur la place du village, location de tandems et randonnées de l’extrême… Y’a un truc qui vous dit pas ? Pas de soucis. Mais vous le ferez quand même. Pourquoi ? Parce que c’est Emilie qui l’a dit. ALLES KLAR ? GENAU.

Bien sûr, c’est la bonne volonté qui l’anime, elle ne pense pas à mal et veut juste que ses potes passent des vacances mémorables. Grâce à elle au moins, on fait quelque chose. Du coup, il est toujours important d’avoir une Emilie dans son groupe de potes. Mais il est aussi très important d’avoir un gros coffre et un cadenas où ranger Emilie quand vous voulez juste flâner près de la piscine.

Phrase-type : « Moi je vous ai déjà proposé ce que je voulais qu’on fasse mais apparemment personne ne veut donc du coup je propose plus rien. »

Stanislas la poisse

Stanislas n’a vraiment pas de chance. S’il y’a une merde pendant le voyage, vous pouvez être sûr qu’elle sera pour lui. A croire qu’une poupée vaudou à son effigie est tombé entre les mains d’un esprit malveillant. 

Pour Stanislas, les emmerdes volent en escadrilles  : à l’aéroport son billet ne bipe pas, dans les banques sa CB ne passe pas, la nuit il se fait dévorer vivant par les moustiques  et au resto son plat est toujours servi en dernier quand il n’est pas tout simplement oublié. Quand ces petits pépins ne sont pas simplement comiques, ils frisent parfois le surréalisme: Stanislas peut contracter la dingue dans le bassin d’Arcachon, incuber la fièvre jaune en Bretagne et s’il achète des places pour un voyage en bus, elles correspondent à des sièges qui n’existent pas. Tout simplement.

Au début, les aventures de Stanislas la poisse font rire tout le monde mais à force de devoir lui avancer de l’argent, de lui laisser tout votre forfait pour qu’il appelle sa banque (parce que évidemment son chargeur de portable ne marche pas), vous commencez à souhaiter ardemment qu’une des innombrables maladies qu’il a développées l’emporte. Vous pouvez aussi empoissonner Stan avec de la ricin et faire passer ça pour un infarctus. Stressé comme il est, avec toutes les galères qu’il a, ça ne surprendra personne.

Phrase type : « je comprends pas, je le range toujours dans cette poche mon passeport… »

Pauline, Instagirl

Certains vivent dans l’instant. Garance vit sur Internet. Si elle fait ce voyage avec vous c’est pour les photos, pas pour l’expérience.  Bah ouais, les vacances c’est fait pour buzzer. what else ?

Et ça tombe bien : brasser du like, c’est la spécialité de Garance. Sur chaque photo, Pauline y va de son plus beau sourire et tape une tête du style « hahaha de lourdes barres ton histoire Maurice, tiens j’avais trop pas cramé qu’on me prenait en photo car je suis fraiche et naturelle »

Forte de son expérience et de sa popularité, Pauline sait très bien ce qui aura valeur de buzz sur la toile et ce qui est poubelle direct. Des enfants noirs, c’est du pain béni : on parle de 50 likes au moins ! Du coup, le séjour pâtit souvent de l’orchestration de sa vie 2.0. Le soir elle supprime discrètement les photos où elle se trouve laide quitte à ce que ce soit celles de quelqu’un d’autre, et elle impose en permanence des mises en scène ridicule à toute l’équipe.

Phrase type : « tu peux ajouter sur le flux les photos où on est près de la piscine ? »

Fabrice, le glandu

Si ne rien faire était un sport, Fabrice aurait sa place aux JO.

Ce gros glandu n’en fout pas une et il le vit très bien. Contrairement à Emilie qui ne peut plus le saquer. Normal. A chaque fois qu’il s’agit d’aller faire les courses, de ranger l’appart, ou juste de mettre la table, pouf, Fabrice se téléporte sur un transat où il s’enfile un cubi de rosé et crâme un p-aquet en faisant des doigts à quiconque viendrait le troubler dans sa félicité. Et quand il s’agit de prendre une décision importante, il se rallie toujours à la dernière personne qui a parlé parce que donner son avis c’est crevant et en plus il a rien suivi.

Lorsque le groupe, à bout de nerfs, lui explique que quand même ce serait sympa s’il pouvait filer un coup de main de temps en temps, Fabrice fait mine d’avoir reçu le message et change du rien au rien. Enfin si, il se met à faire semblant d’aider.  Il attend que le ménage soit terminé puis demande très fort « ça va ? vous avez besoin d’aide pour un truc ? ». Le temps que vous répondiez il est déjà parti ne rien branler quelque part d’autre. Idem, quand tout le monde s’apprête à débarrasser la table après le déjeuner, Fabrice s’allume une clope tranquillou et dit l’air faussement emmerdé « ah merde, ma clope ! vas-y laissez moi des trucs, je les ramènerai après » sachant pertinemment que de toutes façons tout sera fait le temps qu’il finisse. Malin. Et incroyablement fourbe.

Phrase type : « Je prends une petite douche et j’arrive »

Basile, la pince

Quand l’Avare de Molière rencontre Super Picsou, ça donne Basile. Le mec n’est pas une pince, c’est une pince Monseigneur.

Non seulement il ne veut jamais lâcher une tune pour quoi que ce soit mais en plus il se permet de vous en taxer.  Et pour se faire rembourser c’est opérations pièces jaunes

Pourtant de l’argent, il en a. Plein. Et c’est d’autant plus insupportable de le voir se comporter en gros radin au resto, son terrain de jeu favori. Grâce à la puce de CB intégrée dans la rétine de son oeil, il peut scanner n’importe quel menu et identifier en une fraction de seconde le plat le moins cher de la carte dont il tentera de négocier le prix des heures durant. S’il n’y parvient pas, il ne prend rien, c’est plus simple : « Tu manges pas tes frites ? » «Bah si, tu vois. Pourquoi t’en commandes pas (enculé) ? » « Bof, pas faim… » Sur ce il commence à taxer des petits pois à Pauline qui est occupée à faire un food porn. Et pendant ce temps vous rongez votre frein et vous répétez intérieurement « mais crache ta tune ordure, crache ta tune !!!! »

Phrase type : « ce que je t’ai avancé ? Oh t’inquiète ça m’a coûté 3 fois rien, genre 4,97€. »

Jean-Patrick, le pouvoir d’achat incarné

Grand manitou du CAC 40 et ennemi juré de Basile, Jean-Patrick, a du fric et il ne compte pas s’en cacher. L’année a été bonne et il veut le faire savoir.

Que Jean-Pat ait des sous, c’est très chouette. Mais il a tendance à oublier que ce n’est pas le cas de tout le monde et impose au groupe le rythme de vie de Largo Winch : exit les auberges de jeunesse, les déjeuners sur le pouce et les voyages en car, bonjour les vols en interne, les air’bnb hors de prix et les restaurants étoilés.

Au bout de 10 jours après avoir fait les comptes à l’initiative de Basile, vous comprenez que vous avez largement dépassé le budget et qu’il va falloir se serrer la ceinture. Vous expliquez avec tout le tact possible que vous ne pourrez pas acheter une auberge de jeunesse dans la prochaine ville où vous vous arrêterez, il faudra se contenter d’en louer une. Jean-Patrick, prend alors une mine offusquée et explique l’air contrarié : « comme vous voulez les gars, perso moi j’ai bossé toute l’année et ça me saoule de devoir me priver. Après vous faites ce que vous voulez ».

Puis visiblement tendu, il s’éloigne et tente de racheter un bateau à moteur à des pêcheurs pour se calmer les nerfs.

Phrase type : « On divise par 7 ? » après avoir commandé une salade, un plat, un dessert et un café gourmand