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Critique de Fast & Furious 7 par un moniteur d’auto-école un poil tatillon

Bon alors j’ai bien conscience que le cinéma, ce n’est pas la réalité. On enrobe, on exagère, dans le but de divertir, pas de soucis. M’enfin là, c’est la sécurité routière qui est en jeu.

754 : c’est le nombre d’infractions au Code de la route que j’ai relevé pendant les 2h20 de ce « Fast and Furious 7 ». D’ailleurs rien que le titre, « Fast and Furious 7»... N’importe quel moniteur vous dira qu’une conduite rapide et agressive vous mènera droit à la catastrophe. J’ai conscience qu’un film qui s’appelle “Conduite souple et responsable 7”, ça fait moins bander les fans de Turbo mais bon, sur la route on est tous responsables.

Il faut le dire, dans ce film, ça enchaîne les conneries : et vas-y que ça double sur la ligne blanche, que ça dépasse par la droite, que ça grille les prios… Contrôle-rétro-angle mort ? Mes couilles ! Aucun personnage ne se donne seulement la peine d’allumer ses indicateurs de direction… Messieurs Diesel, Rock et Ludacris, à la place de votre examinateur, je ne vous aurais même pas donné votre ASSR premier niveau.

Et puis alors je vous parle même pas de l’embrayage : ici, on fait vrombir le moteur comme n’importe quel Jacky sur le parking d’un Leroy Merlin un dimanche de Foire au Tunning.

Un truc positif à dire sur le film ? Personne ne cale, même en côte. Bon point.

Mais désolé ON NE DEMARRE PAS EN TROISIEME monsieur Walker : c’est un coup à perdre le contrôle de son véhicule et finir dans un arbre.

Hein ? De quoi ?

Oh.

Pardon…