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Dates de péremption : Comment démêler le vrai du faux ?

REUTERS/Pierre Albouy

Comme 25% des français, tu ne consommes aucun produit alimentaire une fois la date dépassée, t’imaginant déjà victime d’une intoxication alimentaire ? D’ailleurs, hier encore, ton pack de 4 yaourts non entamé a fini à la poubelle… Dommage, tu aurais pu le garder encore un peu. En sachant démêler le vrai du faux des dates de péremption, on peut éviter le gaspillage ET faire des économies, la preuve !

Distinguer DDM et DLC

Pour commencer, il faut savoir distinguer la date de durabilité minimale, de la date limite de consommation.

DDM : au-delà de la date indiquée, le goût et les qualités nutritionnelles de l’aliment risquent d’être altérés, mais cela ne représente pas forcément un danger pour la santé.
DLC : il faut être plus vigilant. Le risque de tomber malade est plus élevé. Mais beaucoup d’industriels abusent de cette date pour encourager une surconsommation, alors que certains produits pourraient être consommés bien au-delà…

Yaourt et lait : on est larges !

C’est le cas pour le lait, les œufs, et les yaourts. Si on trouve bien une DLC sur chacun de ces aliments, elle ne serait absolument pas justifiée. D’après une étude menée par 60 millions de consommateurs, le yaourt, qu’il soit nature, sucré ou aromatisé, peut être consommé jusqu’à 3 semaines après la DLC, et une bouteille de lait stérilisé non entamée jusqu’à 2 semaines.

Le cas particulier de l’oeuf

Pour les œufs, même après la date indiquée, si la coquille est intacte, ton œuf peut l’être aussi. Mais pour en être sûr, voici une petite astuce : plonger son œuf dans un récipient d’eau froide. S’il reste au fond, aucun danger. S’il remonte légèrement, pas de problème du moment qu’on le mange cuit. S’il remonte à la surface, malheureusement, c’est poubelle !

Viandes et poissons

On ne veut pas de problèmes, alors une fois la DLC dépassée, mieux vaut t’en débarrasser !

Faire confiance à son instinct

Et si, dans beaucoup de cas, notre instinct était finalement la meilleure des jauges ? « Il est temps que les consommateurs fassent confiance à leurs sens », explique Lucie Basch, ex-ingénieure agronome qui a fondé l’appli antigaspi Too Good to go. Car parfois, rien de tel que de regarder un aliment ou de le sentir pour savoir si l’on peut encore le consommer sans risque ou non. En attendant d’être expert en la matière, et si tu n’as pas encore vidé tes poubelles, tu peux toujours te faire la main (les yeux, et le nez…) sur tes yaourts !